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Il n'y a pas de problème qu'une absence de solution ne puisse résoudre. (Président Cueille)

Fort de cette maxime élevée au rang de postulat dans notre société nous allons au travers des actualités de Sonovision Itep et de la branche professionnelle des Bureaux d'études (dénommée communément Syntec) vous présenter quelques clés de lecture.

(attention, il semble que parfois des pages disparaissent en utilisant Internet explorer, problème qui disparait avec Mozilla Firefox)

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  • 07/04/1958
  • Le blog de Sylvain Stoerckler
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  • DEA en Droit du travail et de l'emploi, Conseiller Prudhommal section Activités diverses, Défenseur syndical, membre de l'Adesatt, de l'OPNC et du comité de surveillance de la prévoyance dans la CCN Bureaux d'études (syntec)

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Santé au travail

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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 01:05

Ex vœux To

Au moment de la création du syndicat Solidarnosc un dicton polonais disait :

« Ne penses pas ;

 Si tu penses, ne le dis pas ;

Si tu le dis ne l’écris pas ;

Si tu l’écris ne le signe pas ;

Si tu l’as signé, plus la peine d’y penser, tout peut t’arriver. »

En 2011, j’ai beaucoup écrit mais pas beaucoup pensé, notant les extrêmes AAAvancées sociales, et la gravité d’évènements qui ne peuvent laisser indifférents. Ainsi, à ce stade de la lecture, je prie humblement le lecteur, de bien vouloir, pendant une minute se recueillir avec moi à la mémoire de celui qui fut le phare de la pensée, le regretté Kim Jong-Il, « cet homme extraordinaire qui a fait beaucoup pour répandre la compassion, la sagesse et l'uranium à travers le monde » (dixit le général Aladeen, nouvel alter ego de Sacha Baron Cohen), trépassé pour avoir consacré trop d’énergie à un peuple ingrat et indigne de sa magnificence

Passée cette douloureuse minute, rajoutons une pensée pour notre sublime dirigeant, qu’il puisse enfin, en 2012, prendre un peu de repos (non il n’est pas ici question de se laisser allez à un tonitruant et raffiné  Casses toi pauvre C.., quoique !) et se consacrer à sa famille, après avoir été semaines après sommets le dernier rempart contre l’anarchie à laquelle des Français irresponsables (et socialistes) tentent de nous entrainer.

En pensant sans le dire, par reconnaissance, nous pourrions décréter que le 19 octobre soit journée chômée (mais pas payée, bien entendu !) en commémoration de la naissance de l’héritière. Que ceux qui se réjouissent à cette idée me rejoignent dans un grand référendum populaire.

L’écrivant sans le signer, je suis, cette semaine un peu plus rassuré sur l’avenir, car apprenant, que malgré des syndicalistes écervelés et démagogues, nos dignes dirigeants du CAC 40 ont pu enfin se distribuer de substantiels dividendes, tout en nous concédant, cette mirifique prime-dividende voulu par notre suprême guide, à nous salariés afin de nous démontrer que le partage capital/travail n’est pas un vain maux. Afin de prouver notre gratitude, organisons le concours de qui a eu la plus belle (ou la plus grosse, ou la plus conséquente.. Merci de me transmettre vos réponses, la mienne étant sidérale, tel le vide.

En signant sans y penser, surtout, ne changeons rien, car comme tout le monde le sait les augmentations de salaire sont superfétatoires, c’est pourquoi nos employeurs, dans leur sagesse, ne les proposent plus, ou de façon tellement parcimonieuse que cela n’en a encore que plus de valeur.

               

Pêle-mêle en 2012, je vous souhaite, à vous, et à vos proches une excellente et rieuse année 2012 (c’est d’ailleurs bien parti), de la réussite professionnelle pour ceux que cela tarabuste, du travail et des subsides pour les autres, de l’humour en surdosage, de la santé en abondance (pensons au déficit de la Sécu) et si vous ne partagez pas mes délires vous pouvez toujours me rétorquer « Cher Ami, J'ai bien reçu vos idées, mais je vous les renvoie, car je suis contre les idées reçues! » (Marc Hillman)

 

 

 



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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 00:03

 

Dans cette pathétique pièce de boulevard que sont les négociations sur les salaires, revenons, pour cette année aux points forts de cette 1ère réunion du 19 mai :

En un an l’électricité a augmenté de 6,4%, les loyers  de + 12%, l’essence de 13,5%, le gazole de 18%, le gaz 5%, la farine de 15 %, les pâtes de 10%, etc...

Face à cette 3ème année de vaches maigres pour nos revenus, face à l’inflation qui impacte tous les salariés, que nous dit notre PDG :

Que 2011 est une année intermédiaire entre 2008 (excellents résultats) et 2010 (la crise ?) ; que la croissance d’activité est tirée par Airbus, Ligeron et CAPA mais paradoxe, les résultats diminuent. En effet 2011 se caractérise par une augmentation de l’activité (d’où les recrutements) et par une baisse de la marge (pour cause de diminution de prix de -20 à -30% exigée par les clients).

D’où cette « via Dolorosa » que nous demande de partager la Direction. Reprenant le découpage par tranche, elle propose une enveloppe de :

2,8 % pour les salaires < à 1.900 €, dont 1,4 en augmentations générales

2,7 % pour les salaires < à 2.500 €, dont 0,8 en augmentations générales

2,6 % pour les salaires < à 3.100 €, dont 0,5 en augmentations générales

2,5 % pour les salaires > à 3.100 € dont 0,5 en augmentations générales

Soit environ une augmentation nette d’environ 19 € pour un salaire de 1.900€ !! Enfin la corne d’abondance se déverse.

En face l’unanimité syndicale fut de rigueur : 5% d’augmentation, avec un minimum de 100 € net.

Pour mémoire, depuis 20 ans, nous n’avons jamais entendu la direction nous déclamer : « chic, cette année nous allons nous engraisser, les résultats vont faire tomber en pâmoison les actionnaires.. » mais plutôt l’éternelle rengaine sur le marché difficile, les efforts à supporter, la prudence qui sied à tout bon gestionnaire, etc..

De même, en suivant la logique irréfutable de nos bons maîtres, si 2008 fut une bonne année, nous aurions dû en être les premiers bénéficiaires. Et pourtant qu’en fut-il réellement ? Morale : une bonne année nous n’avons rien de plus, une moins bonne encore moins. Mais l’actionnaire, en profite-t-il au moins ?

Or pour 2011 il y a urgence. Pour la 3ème année consécutive, en France, l’augmentation moyenne des salaires ne parvient pas à couvrir l’augmentation du coût de la vie. Comme le soulignait fort à propos notre camarade FO, Guy, des salariés Sonovision ne peuvent plus se loger, ne partent plus en vacances, vivent dans la précarité, alors que paradoxalement l’entreprise fait du profit, veille scrupuleusement à rembourser la dette contractée par la LBO ce qui permet à cette dernière de continuer à vampiriser la société, en attendant une proche cession à une autre LBO qui va rendre aussi  elle aussi exsangue l’entreprise.

Parallèlement, nos dirigeants dédiés, Directeurs régionaux, de centre et leur staff exigent toujours plus de productivité, de réactivité afin de tenir leurs objectifs qui soyons sûr ne seront pas rémunérés sur la base de 0,8% en AG (à ce sujet à quand une transparence sur leurs émoluments et primes afin de bien appréhender les efforts consentis par chacun). Rappelons que dans un passé récent fut octroyée une prime de plusieurs dizaines de milliers d’euros à un cadre. C’est particulièrement choquant en ces périodes de disette salariale où l’on propose à un collaborateur rémunéré 1.900 € de se contenter de 19 € nets pour faire face à l’augmentation quotidienne de ses dépenses courantes. Signalons aussi que très prochainement nos cotisations sociales vont encore fortement augmenter (par exemple l’allongement de l’âge de départ à la retraite implique une augmentation des cotisations prévoyance).

Lors de cette NAO l’ensemble des délégués syndicaux a évoqué la large démotivation, la dégradation des conditions de travail (stress, détresse, burnout, discrimination, harcèlement, etc..), un management tout sauf efficient et empathique, mais cela n’a pas fait réagir outre mesure la direction.

En introduction j’ai parlé de pièce de boulevard, car tout semble déjà avoir fait l’objet de multiples représentations :

Acte 1 : le Tiers Etat est reçu par nos princes pour écouter (mais pas entendre) leurs récriminations. Le Roi parle, expose les charges du royaume, puis le grand Chambellan donne lecture des recommandations royales. Départ des délégués syndicaux. Fin du 1er acte.

Acte 2 : le Grand Chambellan, dans son infinie bonté, transmet la dernière proposition, écoute distraitement les arguments des représentants, puis prépare l’édit royal, surnommé procès-verbal de désaccord. Signature du Tiers Etat, départ et rendez-vous dans un an. « Heureux ceux qui n’espèrent rien, car ils n’auront pas plus »

Cette année nous ne pouvons nous satisfaire de ce scénario pour les multiples raisons exposées et nous avons demandé  le report de cette 2ème réunion NAO, afin que nous prenions le temps d’une vraie négociation.

Chaque année, nous CFDT, rappelons (radotons !) que les propositions d’augmentation au mérite ne relèvent pas de notre compétence, car discrétionnaires et hors de notre contrôle. Seules nous importent les augmentations générales, sources d’équité et de justice sociale. Cette année 2011 est vitale, notre société est d’autant plus « pingre » que même notre gouvernement, plutôt pas marqué par son appétence pour le social envisage un coup de pouce pour le SMIC en juillet. Même les fédérations patronales de la branche (Syntec et CICF) proposent, en 1ère négociations de 1,5 à 2% d’augmentation des minimums conventionnels (pour les non-cadres), propositions jugées inacceptables par les organisations syndicales.

À comparer aux 1,4 et 0,8 d’AG proposées par la direction et qui ne peuvent nous satisfaire.

Par Sylvain Stoerckler - Publié dans : Saute d'humeur
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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 23:26

Pour 2011, fort de cette solide pensée du regretté Pierre Desproges « J’essaie de ne pas vivre en contradiction avec les idées que je ne défends pas », je ferais un point d’honneur à ne point réfuter les axiomes suivants :

 

Vivement la fin des 35 heures qui ne cessent de grever notre florissante économie et rendent indolent.

 

En parlant de grèves vivement la fin de ces cortèges de revêches compulsifs indifférents et sectaires qui bloquent la spectaculaire relance conduite par notre efficace Président.

 

En parlant de notre Président qu’il manifeste au plus vite sa candidature.

 

En parlant de candidature qu’enfin soit votée par notre indépendant Parlement une réforme constitutionnelle pour que notre pays puisse s’élever dans la voie de la Démocratie totale, et tel notre modèle la Grande Corée, que soit consacrée la plénitude de notre leader maximo pour au moins 2 décennies (et pour la vraie culture démocratique ne manquez http://www.korea-dpr.com/users/switzerland/index.php  

 

En parlant de deux décennies, ce ne sera pas de trop pour qu’il conforte et poursuive les grandes réformes de son premier « décennat ».

 

Pour en finir avec les idées que je ne défends point  je vous souhaite en 2011 une santé sans faille (pensez que la retraite est loin et la dépendance coûteuse), un avenir professionnel radieux, les grincheux précisant que seuls atteignent les sommets les plus inefficaces (paraphrasant Scott Adams, « le principe de Dilbert ») ; des vertigineuses augmentations de salaire afin que nous puissions soutenir notre modèle économique, du temps pour la paresse et la qualité de vie (vivement les 32 h)  et un cocon ressourçant..

 

Une pensée pour nos 35 h, dernier acquis social.. Et à nos RTT, heures supplémentaires que nos employeurs ne nous payent pas !


Être bête, égoïste, et avoir une bonne santé, voilà les trois conditions voulues pour être heureux; mais si la première nous manque, tout est perdu (G. Flaubert)


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Lundi 15 novembre 2010 1 15 /11 /Nov /2010 22:54

10TCP1115 Tract Salaires Syntec novembre 2010 1


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Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 17:14
Cet article, publié par Médiapart est disponible sur le site : http://www.mediapart.fr/club/edition/retraites-le-grand-debat/article/211010/retraites-le-choc-du-travail-contre-la-finance

Pour Gabriel Colletis, professeur d'économie à l'université de Toulouse, le clash était inévitable entre la logique du travail, exprimée par l'opposition à la réforme des retraites, et celle du capitalisme financiarisé qui, après avoir envahi l'entreprise, dicte désormais ses réformes à l'Etat.

 

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A ce stade du conflit sur les retraites, deux légitimités semblent s'affronter, celle du mouvement social et celle d'un gouvernement qui peut prétendre diriger le pays en arguant du fait qu'il est l'expression d'une majorité parlementaire issue du suffrage universel.
Rarement, deux conceptions de la démocratie auront été en opposition aussi nette : démocratie directe et démocratie représentative. La première repose sur l'expression directe du peuple, la seconde sur ce qui est supposé être la représentation du peuple par le Parlement et le gouvernement qui en est l'organe exécutif.

Personne à ce stade ne peut émettre sérieusement une hypothèse sur l'issue de ce conflit.

Nous voulons ici donner notre point de vue sur ce qui explique que ce conflit soit à ce point frontal.

L'explication tient, selon nous, au fait que le cœur de ce conflit est une opposition absolue entre deux logiques : celle du travail et celle de la finance.

La contradiction entre ces deux logiques a pu être gérée pendant longtemps par deux institutions-clés du capitalisme : l'entreprise et l'Etat.
Le capitalisme financiarisé dissout ces deux institutions et rend ainsi le choc inévitable et visible.

La dissolution  de l'entreprise

Pendant plusieurs dizaines d'années, l'entreprise a pu être ou paraître gérée dans une perspective tentant de concilier les intérêts des actionnaires et ceux des salariés. Le rôle du manager était précisément de trouver les compromis nécessaires entre ces deux « parties prenantes » ou du moins faire comme si cela était son rôle.

Cette conception de l'entreprise et de celle du rôle du manager a été progressivement vidée de son contenu au bénéfice d'une conception « actionnariale » selon laquelle seul le profit des actionnaires compte, l'entreprise étant considérée comme un simple actif liquide et ses salariés comme des kleenex jetables.

C'est à juste titre que certains chercheurs en sciences sociales insistent à nouveau aujourd'hui pour rappeler que l'entreprise (à la différence de la société) n'existe pas comme objet du droit et qu'elle devrait impérativement être institutionnalisée ! Sans doute, dans cette perspective, faudra-t-il interdire les stock-options car ils font mieux qu'aligner les intérêts des managers sur ceux des actionnaires. Les managers de l'entreprise désinstitutionnalisée sont plus royalistes que le roi car, à la différence du roi-actionnaire, ils ne prennent aucun risque, n'achetant très provisoirement les titres qui leur sont réservés que lorsque ceux-ci ont atteint un cours leur permettant d'encaisser à coup sûr une plus-value de cession.

Le choc entre les intérêts des actionnaires et ceux des salariés n'est donc plus médiatisé, en réalité ou en apparence, par les managers.
Ceci n'est pas vraiment nouveaux et cela fait longtemps que la plupart des salariés, à la différence de nombre d'économistes, ne se laisse plus berner par la confusion entre les objectifs affichés de compétitivité et ceux, bien plus réels, de rentabilité.
Le fait nouveau est que la seconde institution-clé du capitalisme, l'Etat, se dissout également et n'assume plus son rôle consistant à assumer les contradictions entre le travail et la finance.

La dissolution de l'Etat

«Tous les jours, la première chose que je regarde, c'est la différence de "spread" (de rendement entre les obligations d'État) entre la France et l'Allemagne»: déclaration de François Fillon, Premier ministre, le 8 juin 2010, au cours d'une réunion du groupe UMP de l'Assemblée nationale (rapporté par le Monde, 10 juin 2010).
«La vérité, c'est que la crise change tout. Nous sommes dominés par les marchés et nous ne pouvons plus faire face à nos engagements. Tout le monde est conscient de cette situation mais personne ne sait quoi faire»: déclaration de Jérôme Chartier, député UMP (cité par Marianne, 26 juin-2 juillet 2010).

Après avoir envahi de l'extérieur comme de l'intérieur l'entreprise, le capitalisme financiarisé a envahi désormais l'Etat. Aucune réforme significative n'est adoptée aujourd'hui sans que les plus hauts représentants de l'Etat ne se demandent comment cette réforme va être accueillie par les marchés financiers. Davantage encore, on peut penser que le sens et le contenu des réformes (ici les retraites) sont dictés par les marchés financiers, nouveaux maîtres du monde.

Loin d'être garants de l'intérêt général comme le proclame la vulgate libérale, les représentants de l'Etat se comportent ainsi comme les managers de l'entreprise, ceux d'une institution qui se dissout dans un capitalisme financiarisé et mondialisé.

Nous sommes très loin de l'époque où un chef d'Etat français déclarait que «la politique de la France ne se fait pas à la corbeille».
On comprend alors que le gouvernement peut difficilement accéder aux attentes ou aux exigences du peuple, enfermé qu'il est dans une relation de domination acceptée avec les maîtres du monde.

Le choc est dès lors inévitable.

Ce n'est qu'une fois l'entreprise et l'Etat ré-institutionnalisés selon des formes nouvelles que le capitalisme pourra à nouveau assumer ou déplacer la contradiction entre le travail et la finance.


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